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poème :
la vieillesse

Un joli poème pour toi !

Juste pour te dire
que tu occupes mes pensées,
juste pour te faire plaisir
et ensoleiller ta journée.



laissez-vous séduire par ce beau poème de la vie


   
LA VIEILLESSE
Viennent les ans! J'aspire cet âge sauveur
Où mon sang coulera plus sage dans mes veines,
Où des plaisirs pour moi n'ayant plus de sauveur,
Je vivrai doucement avec mes vieilles peines.

Quand l'amour, désormais affranchi du baiser,
Ne me brûlera plus de sa fièvre mauvaise
Et n'aura plus en moi d'avenir à briser,
Que je m'en donnerai de tendresse à mon aise!

Bienheureux les enfants venus sur mon chemin !
Je saurai transporter dans les buissons l'école;
Heureux les jeunes gens dont je prendrai la main!
S'ils s'aiment, je saurai comment on les console.

Et je ne dirai pas C'était mieux de mon temps
Car le mieux d'autrefois c'était la jeunesse;
Mais je m'approcherai des âmes de vingt ans
Pour q'un peu de chaleur en mon âme renaisse

Pour vieillir sans déchoir, ne jamais oublier
Ce que j'aurai senti dans l'âge où le coeur vibre,
Le beau, l'honneur, le droit qui ne sait pas plier,
Le juste au tombeau penser en homme libre.

Et vous, oh! Quel poignard dans ma poitrine ôté,
Femmes, quand du désir il n'y sera plus traces,
Et qu'alors, je pourrai ne voir dans la beauté
Que le dépôt en vous du mule pur des races!

Puis-je ainsi m'asseoir au faite de mes jours
Et de contempler la vie, exempte enfin d'épreuves,
Comme du haut des monts on voit les grands détours
Et les plis tourmentés des routes et des fleuves!
- Chantal -

 

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