Douleurs
Le ciel sans nuages
A un bleu si profond
Que je pense à tes yeux
Au travers de mes larmes
Le soleil malicieux
Fait naître un arc en ciel
Une brise légère
Caresse mes cheveux
Comme le faisaient tes mains
Mais je n’ai pas tremblé
Quand j’ai jeté tes cendres
Du haut de la falaise.
Je t’ai livrée aux vents
T’éparpillant ainsi
Dans l’espace infini.
Dans le chant des oiseaux
S’envolant dans l’azur
J’ai entendu ton rire
Je suis resté debout
Jusqu’à la nuit tombée
Les yeux fixant la mer
Mais je sais maintenant
Que je suis mort ici
En même temps que toi.
Tu me manques…
— Alain darras

