Les mots, au fil des jours
Je suis le fruit d'une douleur
Que personne ne peut comprendre
Gardant en moi toutes ces peurs
Que personne ne peut me prendre
Je garde pour moi mes combats
Il y a tant de silences en moi
En moi il y a toi
Que j'attends de rejoindre là bas
En mon âme je garde mes hurlements
Qui font plus mal que tout sur terre
Qui déchire le vide incessant
Car mon bonheur n'est pas sincère
J'ai vécu la perte d'un parent
J'ai senti le mal couler dans mon sang
J'ai entendu mes pleurs transportés par les vents
Ainsi tout ce qui me reste est le papier blanc
Tout ce que j'ai de plus beau
Tout ce que j'ai à donner c'est les mots
— Jouffa

