Comme une halte
Les images de mes pensées
Vont et défilent comme passe,
Le long des berges déchirées
La rivière de mon espace.
Les fantômes de l'imparfait
Racontent et flottent sur les pages,
Ou l'encre noire sur un trait,
D'éclairs en mots signent l'orage.
Une saison en fin d'été
Gonfle le ciel et ses nuages.
Une saison semble oubliée,
Comme perdue au fond des âges.
C'est avec un nom coloré
Et d'un parfum que ce passage,
Entre maintenant et après,
Si loin d'hier et ses présages,
Seulement quand se retourner
Devient possible qu'il est sage.
De ne pas trop s'y attarder
Comme éblouie par ce voyage.
— Atila 47400